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Lumière douce sur l'horizon au lever du jour

Sourates al-Falaq et an-Nas : les deux sourates de protection

Le Coran se termine sur deux courtes sourates qu'on ne récite presque jamais séparément. Le Prophète ﷺ les a associées, enseignées ensemble, et s'y est réfugié pour la protection : la sourate al-Falaq et la sourate an-Nas, les deux derniers chapitres du Livre. Les savants les appellent al-Mu'awwidhatayn, « les deux sourates de refuge », parce que toutes deux commencent par le même ordre : dis, je cherche refuge.

Pourquoi ces deux sourates vont ensemble

Dans al-Falaq, tu cherches refuge auprès du Seigneur de l'aube contre le mal de tout ce qu'Il a créé. Dans an-Nas, tu cherches refuge auprès du Seigneur des hommes, du Roi des hommes, du Dieu des hommes, contre le murmure qui se glisse dans la poitrine. Une sourate couvre le mal extérieur ; l'autre couvre le mal qui vient de l'intérieur, le waswas. Ensemble, elles enveloppent la personne d'une protection venue de toutes les directions.

Le Prophète ﷺ a été clair sur leur rang :

« N'as-tu pas vu les versets révélés cette nuit, dont on n'a jamais vu les pareils ? Qul a'udhu bi-rabbil-falaq et Qul a'udhu bi-rabbin-nas. »

Rapporté d'Uqba ibn Amir (Muslim 814, an-Nasa'i, authentifié sahih)

Ce ne sont pas des amulettes populaires. C'est de la révélation, et le refuge qu'elles enseignent est demandé à Allah seul, jamais à un objet, un nombre ou une « fréquence ». C'est là tout le point : tu te tournes vers le Seigneur de l'aube et le Seigneur des hommes, pas vers l'univers.

Sourate al-Falaq (Coran 113)

قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ الْفَلَقِ ﴿١﴾ مِن شَرِّ مَا خَلَقَ ﴿٢﴾ وَمِن شَرِّ غَاسِقٍ إِذَا وَقَبَ ﴿٣﴾ وَمِن شَرِّ النَّفَّاثَاتِ فِي الْعُقَدِ ﴿٤﴾ وَمِن شَرِّ حَاسِدٍ إِذَا حَسَدَ ﴿٥﴾

Qul a'udhu bi-rabbil-falaq. Min sharri ma khalaq. Wa min sharri ghasiqin idha waqab. Wa min sharrin-naffathati fil-'uqad. Wa min sharri hasidin idha hasad.

Dis : Je cherche refuge auprès du Seigneur de l'aube, contre le mal de ce qu'Il a créé, contre le mal de l'obscurité quand elle s'installe, contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds, et contre le mal de l'envieux quand il envie.

Coran 113
Génère ta propre duaa pour ta situation avec Nida

Quatre sources de mal, nommées sans détour : le mal caché dans la création en général, le danger de la nuit, la sorcellerie, et l'envie. On ne les combat pas avec des amulettes. On les nomme et on les remet à Celui qui a fait l'aube fendre l'obscurité.

Sourate an-Nas (Coran 114)

قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ النَّاسِ ﴿١﴾ مَلِكِ النَّاسِ ﴿٢﴾ إِلَٰهِ النَّاسِ ﴿٣﴾ مِن شَرِّ الْوَسْوَاسِ الْخَنَّاسِ ﴿٤﴾ الَّذِي يُوَسْوِسُ فِي صُدُورِ النَّاسِ ﴿٥﴾ مِنَ الْجِنَّةِ وَالنَّاسِ ﴿٦﴾

Qul a'udhu bi-rabbin-nas. Malikin-nas. Ilahin-nas. Min sharril-waswasil-khannas. Alladhi yuwaswisu fi sudurin-nas. Minal-jinnati wan-nas.

Dis : Je cherche refuge auprès du Seigneur des hommes, le Roi des hommes, le Dieu des hommes, contre le mal du murmure qui se retire, qui souffle le mal dans les poitrines des hommes, qu'il soit parmi les djinns ou parmi les hommes.

Coran 114
Génère ta propre duaa pour ta situation avec Nida

Regarde la structure. Trois noms d'Allah bâtissent le mur (Seigneur, Roi, Dieu), puis un seul ennemi est nommé : le murmure qui vient et se retire, qui travaille la poitrine, venant à la fois des djinns et des hommes. C'est la sourate de la pensée intrusive, du doute, du découragement qui te souffle de ne même pas faire de duaa.

Leur rôle authentique dans ta routine

La protection de ces deux sourates est liée à une récitation régulière, dans des moments précis enseignés par le Prophète ﷺ :

  • Le matin et le soir. Récite al-Ikhlas, al-Falaq et an-Nas, les trois quls, trois fois chacune le matin et trois fois chacune le soir. Le Prophète ﷺ a dit qu'elles te suffisent contre toute chose (Abu Dawud 5082, Tirmidhi 3575). C'est le cœur des invocations du matin et du soir.
  • Avant de dormir. Quand il allait se coucher, le Prophète ﷺ joignait ses mains en coupe, y récitait al-Ikhlas, al-Falaq et an-Nas, soufflait dedans, puis les passait sur tout son corps autant qu'il le pouvait, en commençant par la tête et le visage, trois fois (Bukhari 5017). Garde-les à côté de ta douaa avant de dormir.
  • Après les prières obligatoires. On les récite après les prières prescrites dans le cadre des adhkar quotidiens, aux côtés d'Ayat al-Kursi.

Donne ces comptes tels qu'ils sont rapportés, et rien de plus. La récompense est dans le suivi précis de la Sunna, pas dans le gonflement des chiffres ni dans la promesse de résultats que les textes ne mentionnent jamais.

Comment les installer

Les deux sourates sont assez courtes pour être mémorisées en une semaine. En attendant, lis-les à l'écran, correctement, plutôt que de les sauter. Le piège n'est pas de lire depuis un téléphone ; le piège, c'est d'oublier complètement la fenêtre.

C'est exactement ce que Nida est faite pour combler. Enregistre al-Falaq et an-Nas une fois et elles restent à portée d'un geste, et Nida te rappelle aux heures bénies, après le Fajr pour les adhkar du matin et après le Asr pour ceux du soir, pour que les sourates protectrices soient sous tes yeux au bon moment, pas enfouies dans un signet que tu ne rouvres jamais.

En pratique

Commence ce soir. Récite al-Falaq et an-Nas trois fois avant de dormir, souffle dans tes mains et passe-les sur ton corps comme le faisait le Prophète ﷺ. Demain matin, fais de même après le Fajr. Laisse les deux sourates de refuge devenir le cadre de ta journée, la première protection que tu prends et la dernière.

FAQ

Que sont les sourates al-Falaq et an-Nas ?

Ce sont les deux dernières sourates du Coran, les chapitres 113 et 114, appelées ensemble al-Mu'awwidhatayn, « les deux sourates de refuge ». Dans al-Falaq, tu cherches refuge auprès du Seigneur de l'aube contre tout mal créé ; dans an-Nas, auprès du Seigneur, Roi et Dieu des hommes contre le murmure du diable. Le Prophète ﷺ les a appelées les deux meilleures sourates par lesquelles on cherche refuge (an-Nasa'i, sahih).

À quelle fréquence réciter les sourates protectrices ?

Le récit authentique est de réciter les trois quls (al-Ikhlas, al-Falaq, an-Nas) trois fois chacune le matin et le soir ; le Prophète ﷺ a dit qu'elles te suffisent contre toute chose (Abu Dawud 5082, Tirmidhi 3575). Avant de dormir, il soufflait dans ses mains après avoir récité al-Ikhlas et les deux sourates, puis passait ses mains sur son corps trois fois (Bukhari 5017).

Faut-il réciter al-Falaq et an-Nas en arabe ?

Les réciter en arabe porte la protection rapportée dans la Sunna : elles valent donc la peine d'être mémorisées, et les deux sont courtes. La phonétique et la traduction sont là pour t'aider à les lire correctement et à comprendre ce que tu dis, pas pour remplacer l'arabe de façon permanente.

Les duaas de cet article (arabe, phonétique, source)

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